Les grands moments de l’histoire de l’accordéon

L'ancêtre :

Vers 3000 avant J.C. : Apparition du "cheng" (orgue à bouche chinois), l’un des tout premiers instruments à vent ayant utilisé le principe de l’anche libre, constituée alors de roseau ou de métal. Plus tard viendront d'autres lointains parents de l'accordéon comme la guimbarde.

 

1829 : L’Autrichien Cyrille Demian et l’Anglais Charles Wheatstone déposent, à un peu plus d’un mois d’intervalle, un brevet d’invention, le premier pour "l’accordion" et le second pour "le concertina".
1833 : Première méthode pour accordéon en France par Pichenot.
1840 : Brevet de Léon Douce pour son "accordéon-harmonieux" qui préfigure déjà le futur système chromatique.
1852 : Création de l’accordéon à touches-piano par… Philippe-Joseph Bouton.
1863 : A Castelfidardo, Paolo Soprani crée la première fabrique italienne d’accordéons.
1872 : Félix Péguri, venant d’Italie, arrive à Marseille.
1883 : Naissance, à Tours, d’Emile Vacher, l’un des grands créateurs du style "musette".
1887 : François Dedenis créé à Brive la 1ère manufacture française d'accordéons.
• Vers 1900 : Invention, par des facteurs italiens de Castelfidardo, de l’accordéon chromatique.
1903 : A Trossigen (Allemagne), les Etablissements Hohner commencent la fabrication d’accordéons diatoniques.
1904 : Fondation de la Maison Cavagnolo à Vercelli (Italie) par Domenico Cavagnolo.
1909 : Giovanni Gagliardi donne le premier récital de musique classique dans un cinéma de la rue de Lyon.
1913 : Mariage de Charles Péguri avec la fille de l’Auvergnat Antoine Bouscatel. Fin de la rivalité entre la cabrette et l’accordéon.
1919 : Naissance, à Tulle (Corrèze), de la marque Maugein à l’initiative de Jean Maugein et de ses frères Antoine et Robert.
1921 : Mario et Hector Crosio reprennent la fabrique parisienne d’accordéons de Ferdinando Atti. Entre les deux guerres (1914-1940) : passage de la cabrette à l’accordéon - La grande époque des bals musette.
1936 : En plein Front Populaire, inauguration du célèbre "Balajo", surnommé "Le Temple du Musette".
1945 : Raymond Gazave crée le Conservatoire d’Accordéon de Paris.
1950 : Pierre Monichon crée son "harmonéon", véritable accordéon de concert. Cet accordéon est le premier à posséder des basses chromatriques, le musicien peut donc composer ses propres accords.
1962 : A Paris, Gilbert Roussel interprète le "Concerto pour Accordéon " de Jean Wiener.
1968 : Le "Grand Prix de Rome" est attribué à A. Abbott, professeur d’accordéon de concert à l’Ecole Normale Supérieure de Paris.

 

3 périodes dans l’évolution de l’instrument :

• L’accordéon « jouet » (1829-1880) avec son unique clavier « chant » :

- Beaucoup de fabricants mais principalement des plagiats, copies ou imitations.

- Pas de véritables créations innovantes…

- Les possibilités musicales de l’accordéon restèrent stationnaires.

• L’accordéon « populaire » ou « traditionnel » (1880-1950) avec ses 2 claviers différents « accompagnement » et « chant » :

- L’accordéon adopte un second clavier doté de 2 à 8 basses d’accompagnement cependant le système « tirez-poussez » entrave son évolution d’où l’invention vers 1900 de l’accordéon chromatique (= uni-sonore). Adoption du clavier à 3 rangées en standard vers 1900. Naissance du genre « musette » vers 1900 (grâce à Emile VACHER).

• L’accordéon à basses Chromatiques (après 1950) avec ses 2 claviers « chant » identiques :

- L’accordéon de concert ou harmonéon est créé en 1948 par Pierre Monichon. - Les limites musicales du clavier de la main gauche font que dès 1910 certains essaient de la modifier en ajoutant aux accords préfabriqués des basses dites "libres". - A ces recherches on peut associer les noms de : Gibelli, Gagliardi, Schenardi, Scandalli, Decornoy, Thion, Prez… - Evolution du langage musical après la seconde Guerre mondiale principe de deux claviers différents ("chant" et "accompagnement") devenu obsolète parce que enfermé dans le système de la musique tonale… hors la musique devient atonale et même sérielle. Celui-ci consiste en un instrument comportant deux claviers identiques donnant ainsi une totale liberté au musicien.

Et après...

- Les dernières évolutions de l'accordéon sont numériques, grâce à l'intégration de la technologie Midi, les accordéons peuvent jouer avoir un nombre illimité de registres. Mais pour beaucoup d’amoureux de la boîte à frisson, rien ne remplace la vibration d’un instrument acoustique sur la poitrine du musicien.

 

Jean Malle, artisan réparateur d'accordéons, siret n°52309628700033
Accordéons chromatiques d'occasion - Maugein - Crucianelli - Saltarelle - Piermaria - Cavagnolo - Hohner - Fratelli Crosio...